Je crois la sainte Eglise Catholique

Succession apostolique

La doctrine romaine de la « succession apostolique » affirme:

Déclaration Officielle « Dominus Iesus » du 6 août 2000, paragr. 16:

« Les fidèles sont tenus de professer qu'il existe une continuité historique — fondée sur la succession apostolique — entre l'Église instituée par le Christ et l'Église catholique [romaine]»

les Communautés chrétiennes nées de la Réforme protestante du seizième siècle ne peuvent être appelées « Églises » au sens propre, car elles « n’ont pas la succession apostolique dans le sacrement de l’ordre. Il leur manque dès lors un élément essentiel constitutif de l’Église »

Est-ce vrai?

Que veut dire catholique?

Le mot catholique vient de la juxtaposition de deux mots grecs:
  1. kath = selon,
  2. holos = le tout
Catholique au sens quantitatif
spatial
universel et non rattaché à un patriarcat plus qu'à un autre
temporel
continuel, perpétuel, permanent
Catholique au sens qualitatif
selon le Tout de la Bible
Le mot opposé au mot catholique est le mot hérétique (en grec aïresis = choix).

La Norme = l'Écriture sainte, pas plus (SOLA SCRIPTURA), pas moins (TOTA SCRIPTURA).

Où était l'église catholique?

Lorsque saint Athanase se trouvait seul face au monde (solus contra mundum) - et à l'Église "universelle" ! - , c'est lui qui, était catholique, en affirmant fermement, «selon le tout de l'Ecriture», la divinité de la Personne de Jésus-Christ, vraiment Dieu et vraiment homme, alors que l'« univers », qui l'entourait et le persécutait sans relâche, était hérétique, évêques en tête, puisqu'arien.

De la même façon: Luther défend le salut par la foi seule «selon le tout de l'Ecriture» face au trafic d'indulgences.

Être « catholique », c'est respecter le tout inséparable du texte de l'Écriture; c'est refuser de « choisir » dans l'Écriture ; c'est refuser l'hérésie.

Nous devons, certes, croire à l'universalité de l'Église dans l'espace, et à la continuité et perpétuité de l'Église dans le temps, mais nous devons croire, d'abord et surtout, à la catholicité de l'Église de Dieu dont la première obéissance est d'être, et de rester fidèle à la totalité de la parole de Dieu.

Terme "catholique"

Nous devrions nous dire catholiques.

Les protestants sont - en principe - plus « catholiques » que ne le sont les catholiques romains, puisque ces derniers ajoutent à la sainte Écriture, des traditions, non seulement sans fondement dans l'Écriture sainte, mais opposées à celle-ci.

Choisir dans l'Écriture est hérétique. Mais choisir ailleurs est aussi hérétique.
S'il ne faut rien retrancher, il faut aussi ne rien y ajouter.

( ; 13.1 ; ; ; ).

L'Écriture, étant la Parole-même de Dieu, doit dominer l'Église.

Les mouvements hérétiques

Qu'est ce que l'église?

Définition biblique

L’Église est simplement la communauté des croyants.

L’église catholique selon la Bible

Jésus-Christ fonda son église sur le message de l’Évangile proclamant qu’il est  le Christ  (l’Oint, le Messie) et le Fils du Dieu Vivant (Matthieu 16:16-17).

Dans toutes les églises, il y avait des anciens (presbyteros) et des diacres. Leur magistère ne constitue cependant pas l’essence de l’église : leur rôle est d’enseigner, de gouverner, et de veiller à ce que tout se déroule en bon ordre dans l’assemblée.

le principe unificateur de l’assemblée des croyants n’est pas la structure du groupe, mais l’Évangile.
Le message central des Épîtres du Nouveau Testament est l’Évangile de la grâce par la foi seule.

Les premiers chrétiens et la Bible

Les premiers chrétiens étaient attachés aux Écritures : vérité absolue.

les « Pères de l’Église » tels qu’Ignace d’Antioche, Polycarpe, Clément de Rome, et Barnabas s’appuyèrent exclusivement sur la Bible.

Les apologètes comme Justin Martyr et Athénagoras font exclusivement appel aux Écritures.

Les premiers, Irénée et Tertullien évoquent l’idée d’une tradition apostolique mais affirment avec force que cet enseignement était tiré de la Bible, et pouvait être prouvé par le moyen de celle-ci.

Pour St Hilaire

Gardez vous de l'antichrist. Il est inconvenant de s'attacher aux murs, de révérer l'Eglise dans ses édifices et constructions. C'est dans de tels ornements que l'Antichrist établira son trône. Non! Donnez moi des montagnes, des forêts, des prisons: ce sont de loin des places plus sûres [pour conserver l'église catholique], c'est dans de tels lieux que les prophètes ont prophétisé par l'esprit de Dieu.

Saint Hilaire dans "Contre Auxentius", Opera Hilarii, p316.
évêque de Poitiers, 315-367

Définition de l'Eglise du catéchisme vaudois

  1. sa nature: l'Église catholique= les élus de Dieu, du commencement à la fin, qui sont en la grâce de Dieu par le mérite de Christ, assemblés par le Saint-Esprit, et auparavant destinés à la vie éternelle, desquels le nombre et les noms ne sont connus que de celui qui les a élus.
  2. sous le rapport du ministère: elle comprend les ministres de Christ avec le peuple fidèle avec le vrai sens de la foi, une saine doctrine, une vie de bon exemple, la prédication de l'Évangile, une administration correcte des sacrements.

Définition de l'Eglise du catéchisme d'Heidelberg

Que crois-tu de la Sainte Eglise universelle?

Parmi tout le genre humain, depuis le commencement du monde jusqu'à la fin, le Fils de Dieu assemble autour de lui une communauté élue pour la vie éternelle.
Il la protège et il la maintient par son Esprit et sa Parole dans l'unité de la vraie foi; j'en suis un membre vivant et le resterai éternellement.

L’Église selon le catholicisme romain

Dans un contexte catholique romain, le mot « Église » a un sens tout autre que dans le Nouveau Testament: l’accent principal est mis sur l’autorité et la mission du système organisé qui a pour chef le Pape.

« Il n’y a aucune faute, si grave soit-elle, que la Sainte Église ne puisse remettre »

« Les prêtres ont reçu un pouvoir que Dieu n’a donné ni aux anges ni aux archanges… Dieu sanctionne là-haut tout ce que les prêtres font ici-bas »

« Le Pontife romain a sur l’Église, en vertu de sa charge de Vicaire du Christ et de Pasteur de toute l’Église, un pouvoir plénier, suprême et universel qu’il peut toujours librement exercer »

L’Église [catholique romaine] est la mère de tous les croyants. Nul ne peut avoir Dieu pour Père qui n’a pas l’Église pour mère »

Le prétendu pouvoir absolu du système hiérarchique papal contredit sur toute la ligne la conception néo-testamentaire de l’Église, « l’assemblée de ceux qui croient ». L'église se substitue à Jésus-Christ.

Succession apostolique

On reconnaît l’Église authentique du Seigneur Jésus-Christ à deux signes : elle ne reconnaît que l’autorité de la Bible, et elle annonce l’Évangile véritable.

Les données historiques prouvent qu’entre le temps des apôtres et celui de la Réforme, il a bel et bien existé des églises bibliques.

St Ambroise et les églises d'Italie du Nord

En 1690 l’historien Peter Allix démontra que Les églises d'Italie du Nord, fondées au temps des apôtres, ne furent jamais sous l’autorité de l’évêque de Rome avant le onzième siècle. Il décrit leur doctrine et leur pratique : « Elles méritent le qualificatif d’apostoliques, dit-il, car elles ont accueilli la doctrine des apôtres en s’engageant à la suite des premiers disciples, et elles ont préservé cet engagement avec un soin extrême au long des siècles ». Leur liturgie et les documents anciens témoignant de leur foi.

Vigilance

En 406 un ancien nommé Vigilantius (ou Vigilance) publia un traité contre les écarts de (saint) Jérôme par rapport à la Bible. Dans ce traité Vigilantius s’oppose

Les évangéliques de Alpes au Vè siècle

La région [où vivait Vigilance] à l’est des Alpes Cottiennes est précisément celle des Vaudois. Ces derniers soutiennent qu’ils habitent ces vallées au moins depuis le règne du Pape Sylvestre ; d’autre part, on peut déduire des propos de "Saint" Jérôme qu’ils s’y trouvaient déjà en 406, et même avant…

Dès le temps du Pape Sylvestre, dans les vallées des Alpes Cottiennes, nous trouvons une église professant la foi qui correspond exactement aux compte rendus donnés génération après génération par les Vaudois eux-mêmes. Voilà justement, dans cette région où les documents nous engagent à la chercher, une église dont le pasteur, Vigilantius, proteste contre les superstitions de ses contemporains et s’écarte ouvertement des opinions professées par les évêques de l’Église romaine.

Continuité de l'église apostolique dans l'Italie du Nord

En 555 le Pape Pélage 1er se plaint de ce que « les évêques de Milan ne viennent pas à Rome pour recevoir l’ordination », selon « une ancienne coutume qui leur est propre »

En l’an 590, neuf évêques d’Italie et des Grisons déclarèrent ne pas être en communion avec le Pape et le qualifièrent d’hérétique… ils protestèrent [auprès de l’Empereur] qu’ils étaient dans l’impossibilité de communier avec le Pape Grégoire 1er

Claude de Turin

Au neuvième siècle les églises du nord de l’Italie n’étaient toujours pas sous le joug de l’autorité papale. Elles résistèrent jusqu’après la mort de Claude, évêque de Turin. Jusque vers le milieu du neuvième siècle, Claude de Turin défendit vaillamment son diocèse contre Rome, tout en répandant inlassablement l’Évangile et les Écritures par ses prédications et par ses écrits. C’est seulement vers le milieu du onzième siècle que les églises des plaines du nord de l’Italie passèrent sous l’autorité papale. ces églises du nord de l’Italie étaient les églises véritables : elles restèrent fidèles à la Bible depuis leur fondation au deuxième, au troisième, et au quatrième siècle, jusqu’à la Réforme. De toute évidence c’est l’Église papale moyennageuse qui était devenue schismatique et hérétique.

Traces des anciennes églises bibliques

Les Vaudois, peuple des vallées, furent effectivement gardés par Dieu et forment une lignée ininterrompue professant la foi apostolique depuis les premiers siècles jusqu’à la Réforme protestante.

Rome a cherché à effacer les traces de ces anciennes églises bibliques au moyen:

  1. des Croisades,
  2. de six siècles d’Inquisition,
  3. par la destruction des documents historiques les concernant,
  4. par le révisionnisme historique.
A ce jour, par la providence de Dieu, la Rome papale n’a pas réussi à effacer ces traces.

Leurs anciens documents permettent d'attester la catholicité de leur foi. Même leurs ennemis y font allusion.

L'inquisiteur Sacco écrit (1255)

[la secte des Vaudois] est
Leur foi est catholique: dans le temps et l'espace mais surtout qualitativement.

Autres témoignages

Eglises fidèles structurées

  1. Eglise primitive (Ier-IIIè siècle)
  2. Eglise vaudoise (IV-XVIè siècle)
  3. Eglise réformée (XVIè-XXè siècle)

Filiation apostolique

  1. Apôtres
  2. Eglise primitive
  3. Eglises d'Italie du Nord indépendantes de Rome (Milan et Turin)
  4. Montagnards ou Léonistes
  5. Vaudois

Vaudois → Lollard → Wiclef → Réforme anglaise → Eglises anglicanes et episcopaliennes

Vaudois → Bohémiens → Jan Hus → Luther → Eglises lutheriennes

Vaudois → Chanforan → Eglises Réformées → Eglises évangéliques

points communs Eglises fidèles

Conciles

Les Églises fidèles à l'Écriture-Parole de Dieu, ont reconnu les décisions des six premiers Conciles dits « oecuméniques » (Nicée, 325 ; Constantinople I, 381 ; Éphèse, 431 ; Chalcédoine, 451 ; Constantinople II, 553 ; Constantinople III, 680-681).

Calvin écrivait:
« Nous recevons volontiers les anciens Conciles, comme de Nicée, de Constantinople, le premier d'Éphèse, Chalcédoine, et les semblables qu'on a tenus pour condamner les erreurs et opinions méchantes des hérétiques ; nous leur portons, dis-je, honneur et révérence, en tant qu'il appartient aux articles qui y sont définis. Car ces Conciles ne contiennent rien qu'une pure et naturelle interprétation de l'Écriture que les saints Pères, par bonne sagesse, ont accommodé pour renverser les ennemis de la chrétienté ». (Inst. Chr. IV.IX.8).

Les Églises fidèles à la Bible ont rejeté, et rejettent toujours, les décisions hérétiques du second Concile de Nicée (787) exigeant que soit rendu un culte aux images saintes (icônes).

Dogmes (vraiment) catholiques

Tertullien (155 -222)
doctrine de la Trinité,
Athanase (295-373)
Identité et deux natures du Christ,
Augustin (354-430)
doctrine de l'homme,
Anselme (1033-1109)
expiation substitutive,
Luther (1483-1546)
doctrine de la justification par la foi,
Calvin (1509-1564)
autorité souveraine du Dieu trinitaire.

Bibliographie